Les salarié-e-s de Presstalis se battent aussi pour la liberté de la presse

Version imprimable de cet article Version imprimable


Alternative Libertaire tient à faire part de son soutien aux grévistes de la société SPPS, filiale du
groupe Presstalis. Leur mouvement est d’une grande importance à un double titre : la défense de leur
emploi face à une restructuration d’entreprise où le capital humain devrait être sacrifié au bénéfice
du capital financier et la défense d’un système de diffusion qui garantit encore un accès libre à la
presse d’opinion, même pour les titres ne disposant pas des moyens des revues soutenues
notamment par des entreprises du CAC 40.

Le projet présenté par la SPPS se situe dans le droit fil du rapport remis en avril 2010 à François Fillon
par Bruno Mettling, inspecteur des finances. Sans surprise, il se fixe comme seul objectif l’obtention
rapide et à tout prix de la rentabilité financière. Il se traduirait par la disparition de 225 emplois sur
269.

A l’heure où les rémunérations extravagantes du patronat s’étalent à la une des journaux, la
presse aux ordres du pouvoir dénonce sans états d’âme les salaires des ouvriers du Livre, tant il est
scandaleux à ses yeux que des ouvriers puissent percevoir autre chose que des salaires de misère.

Mais les ouvriers de Presstalis, en se battant pour leurs emplois, se battent aussi pour la liberté de la
presse, gravement menacée par la réforme annoncée.
Il faut savoir qu’en parallèle de la réforme de Presstalis, le gouvernement a la loi Bichet de 1947
dans le collimateur. Le député UMP Richard Mallié a en effet, dès avril, proposé l’abrogation de cette
loi qui oblige Presstalis à assurer la distribution de la presse d’opinion dans toute sa diversité. Dans
ce domaine comme dans tant d’autres, le pouvoir en place poursuit la démolition accélérée de tout
ce que la bourgeoisie avait dû concéder à la Libération : protection sociale, droit du Travail, liberté
d’expression.

Alternative Libertaire apporte donc son appui aux grévistes qui défendent légitimement leurs droits
face aux exigences du capital financier ainsi que la sauvegarde de la liberté d’expression.

Le samedi 18 décembre 2010

 
☰ Accès rapide
Retour en haut