sortir du nucléaire Quinze mille personnes contre le nucléaire

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Alternative Libertaire a participé à la manifestation qui s’est tenue à Rennes le 15 octobre dernier pour une sortie rapide du nucléaire. Les groupes d’AL du grand Ouest ont répondu présents, aux côtés de 15 000 personnes, à l’appel du collectif antinucléaire ouest (CAO), qui s’est créé en réaction à l’accident de Fukushima.

Cette manifestation a réuni environ 15 000 personnes à Rennes. Déclinée dans six autres villes – Avignon, Bordeaux, Le Bugey, Dunkerque, Strasbourg et Toulouse – c’est un total de plus de 25 000 personnes qui a défilé en France. Les libertaires étaient fortement présents : un petit millier sous les banderoles d’AL, de la CNT et autres FA, OCL, OLS, et Autonomes pour une table de presse et une prise de parole assurées par AL.

L’événement aura été un vrai succès populaire. Cette manifestation a permis de rappeler les motivations et les revendications d’AL sur le sujet du nucléaire : un système capitaliste qui poursuit sa course folle vers le tout-nucléaire malgré les risques majeurs d’accidents, les poubelles laissés aux générations futures, en mer, et sur terre.

Bombes égarées, peuples exploités

De l’extraction à la production, ce ne sont que mensonges, pollutions, ingérences et exploitations des populations qui continuent …

Et si le CAO veut marteler les liens entre le nucléaire civil et militaire, c’est parce que depuis les bombes « égarées », jusqu’aux bâtiments maritimes civiles et militaires « coulés » par les différents gouvernements intéressés, c’est une même destruction environnementale et sociale qui est orchestrée. Et elle s’établit sur le déni de démocratie, l’exploitation et l’usage d’un prolétariat (sous-traitance et intérimaire) sous-informé et sous-formé, le tout soutenu par une société véritablement policière et les mensonges d’État.

A Rennes, à Toulouse, et ailleurs, nous demandons :
- l’arrêt immédiat de toutes les vielles centrales (comme Fessenheim),
- l’arrêt des construction de nouvelles centrales (EPR de Flamanville), ce, quelque soient la filière retenue,
- l’arrêt du programme de recherche ITER de Cadarache,
- l’arrêt accéléré de toutes les centrales nucléaires,
- le développement des énergies renouvelables, des programmes de recherche correspondants, accompagné d’un projet d’investissement à caractère social et environnemental d’économie d’énergie,
- un programme de reconversion de l’industrie électronucléaire financé par une ponction sur les immenses profits réalisés dans ce secteur.

Enfin, nous demandons une baisse significative et rapide de la consommation énergétique remettant profondément en cause les fondements de la logique productiviste et portant en elle-même une mutation de l’industrie : une rupture radicale avec le capitalisme. L’économie doit être le moyen de satisfaire des besoins humains - santé, alimentation saine, logement, éducation, culture - et non de garantir la maximisation des profits.

L’arrêt du tout-nucléaire est possible et doit se faire dans le cadre d’un projet global pour la société tant sur l’angle écologique que sur les angles économiques et sociales. Nous nous battons contre le nucléaire par ce qu’il est dangereux. Mais nous le combattons aussi parce que le modèle énergétique qu’il sous-entend est en complet désaccord avec le projet de société que nous défendons.

Commission écologie d’Alternative libertaire

 
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