10 Octobre : public, privé, toutes et tous en grève !

Version imprimable de cet article Version imprimable


Le 10 Octobre : Public/privé, c’est tous ensemble qu’on peut gagner !

★ Qui veut la peau de la fonction publique ? Salaires bloqués, suppressions d’emplois, déstructuration de nombre de services, délégation au privé de services publics du transport et de l’eau entre autres, management de plus en plus agressif et culpabilisant, individualisation des postes et de la carrière des agents, usagers qui deviennent des clients, asphyxie budgétaire, etc.

La liste est longue et certains secteurs sont plus touchés que d’autres. La politique est la même : appliquer une bonne dose de libéralisme pour pervertir ce qui distingue le service public d’une entreprise privée : l’intérêt général par la socialisation de services rendus à la population

Alors, tous les salariés de l’Etat, de la Territoriale, de l’hospitalière peuvent se réjouir de l’unité syndicale pour cette mobilisation du 10 octobre sur l’augmentation du pouvoir d’achat et la défense du service public.

★ Les services publics ne sont pas à vendre !

Pour autant, ne nous voilons pas la face, la moitié des syndicats qui y appellent sont pour une augmentation des salaires mais dans le cadre du PPCR. L’autre moitié contre, pour une augmentation uniforme, déconnectée de l’évaluation de notre travail à partir de critères d’efficacité (objectifs, performance, résultats... avec ce que l’on connaît comme conséquences humaines en termes de stress, harcèlement, burn out, etc...).

Ces divergences ne sont pas celles de guéguerre syndicale mais bien d’acceptation ou non du statut de fonctionnaire aux réformes libérales en cours. De ce que les personnels auraient à gratter dans le cadre de ces réformes pour mieux accepter une transformation de nos métiers, des finalités du service public.

La dégradation des services publics est une politique délibérée pour faire accepter un nouveau rapport des agents et de la population à des services rendus au public, comme des marchandises.

Ces attaques sur les conditions d’emploi et de travail des fonctionnaires ne sont pas isolées du reste des salariés de ce pays : précarité et casse du travail se développent depuis des années. La loi Travail 2 a pour objectif de renforcer le pouvoir des employeurs sur notre travail et nos vies.

La résistance va se jouer dans notre capacité à nous organiser au travail, en nous syndiquant, en débattant en assemblée générale, en faisant reculer nos directions sur les conditions de travail, en faisant le lien avec le privé.

★ Une convergence indispensable pour gagner ! La convergence des luttes entre les fonctionnaires, les salariés du public (1 million de non-titulaires) et les salariés du privé, chômeurs et précaires est une condition pour nous permettre d’envisager de gagner.

Le tous ensemble se construit dans nos réalités d’établissement, de services et dans nos revendications particulières ET communes. Cessons alors d’opposer fonctionnaires et salariés du privé (ce que certains veulent en disant qu’il ne faut pas tout mélanger !). Rejoignons-nous sur une date de mobilisation unique, dans l’unité des travailleurs et travailleuses, pour faire barrage à la casse continue de nos droits.

 
☰ Accès rapide
Retour en haut