Campagne : Pourquoi renforcer Alternative Libertaire

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Vous aussi, constituez votre propre collectif AL, prenez contact, adhérez, militez !

Alternative libertaire faisait en mai 2007 l’analyse que le paysage politique français était marqué par une double rupture. D’un côté, avec Sarkozy, la bourgeoisie a mis un coup de barre à droite. D’un autre côté, le PS et ses satellites ne parviennent plus à se démarquer de l’UMP. Ces ruptures ont aussi un impact sur le mouvement social, en particulier sur le syndicalisme qui s’enfonce dans des dérives inquiétantes. Les grèves de l’automne 2007 et la crise financière puis économique n’ont fait que renforcer ces constats.

Regrouper la gauche de la rue

Face à cela, AL a appelé en mai 2007 au développement de fronts anticapitalistes, c’est-à-dire de collectifs locaux regroupant des militantes et des militants qui agissent pour favoriser l’essor des luttes et leur convergence, mais aussi contribuer à les radicaliser sur des bases anticapitalistes. Le débat sur la construction d’une alternative au capitalisme doit être mené, mais la plupart des organisations ont privilégié leur développement propre ou la construction d’espaces unitaires à vocation avant tout électorale. Que ce soit le Nouveau Parti anticapitaliste (Besancenot), la Fédération de la gauche alternative et écologiste (les Alternatifs), l’appel Politis ou le Parti de gauche (Mélenchon), les recompositions actuelles se situent dans des optiques de représentation électorale des classes populaires, au lieu de mettre au cœur du débat le projet de société à opposer au capitalisme et l’intervention dans les mouvements sociaux, donc hors des institutions.

L’idée de fronts anticapitalistes n’a donc pas rencontré l’écho attendu et les collectifs AL ont été contraints de se mettre à la tâche de façon isolée, avec un succès mitigé.

Pour autant, AL n’abandonne pas l’idée défendue depuis des années : celle d’un mouvement autogestionnaire large regroupant la « gauche de la rue », c’est-à-dire des militantes et des militants des mouvements sociaux, organisé-e-s ou non, privilégiant l’intervention hors des institutions. Si Alternative libertaire s’est renforcée ces dernières années, ce développement est visiblement encore insuffisant pour pouvoir initier un tel regroupement.

Accroître notre visibilité

C’est dans ce sens qu’AL mène campagne cette année pour se renforcer. Si l’intervention d’AL dans le syndicalisme et les associations de lutte est maintenant reconnue et souvent appréciée, l’intervention politique directe d’AL est encore trop peu visible. Pourtant, il y a bien un lien entre le projet de société communiste libertaire et la stratégie défendue au sein du mouvement social et des luttes. C’est ce lien, ce projet révolutionnaire, qu’AL veut rendre plus visible grâce à cette campagne.

Ainsi, des milliers d’affiches et d’autocollants, des dizaines de milliers de quatre-pages ont été imprimés et sont disponibles sur commande (voir ci-dessous) ou sur http://boutique.alternativelibertaire.org. Vous pourrez rencontrer les militantes et les militants d’AL au cours des réunions publiques qui seront organisées au mois de février (voir page 20, et l’agenda sur www.alternativelibertaire.org). Enfin, c’est également dans le but de populariser sa stratégie politique qu’AL a imprimé le mois dernier son texte fondateur, Le Manifeste pour une alternative libertaire, sous format « journal ». Vous pouvez encore le trouver en kiosque pendant tout le mois de janvier.

Rejoignez Alternative libertaire !

Cette campagne s’adresse à toutes celles et ceux que le capitalisme révolte et qui s’impliquent dans les luttes dans les entreprises et dans la jeunesse. Parmi elles et eux, on en compte qui côtoient AL depuis des années dans les mouvements sociaux, qui lisent régulièrement ses publications et participent à ses initiatives publiques, mais sans franchir le pas de l’adhésion.

Il y a depuis trop longtemps un décalage entre, d’un côté, la popularité des pratiques autogestionnaires dans les luttes (assemblées générales, coordinations, délégué-e-s mandaté-e-s etc.) et, de l’autre, la faiblesse relative du courant autogestionnaire et plus particulièrement communiste libertaire. Beaucoup de militantes et de militants autogestionnaires ou syndicalistes révolutionnaires, pourtant assez nombreux, hésitent à s’organiser, considérant que les luttes ou les organisations syndicales « se suffisent à elles-mêmes ». Du coup, ces pratiques autogestionnaires restent discrètement localistes, elle ne trouvent pas la visibilité politique qu’elles mériteraient, ne s’inscrivent pas dans une stratégie globale. Le développement d’une force politique qui fasse ce lien entre théorie et pratique serait un atout de taille pour populariser le projet libertaire. AL veut incarner une telle force.

Enfin, à défaut de rejoindre AL, vous pouvez également soutenir l’organisation en souscrivant aux Ami-e-s d’AL, en achetant ses publications (et même des tee-shirts de soutien) ou tout simplement en vous abonnant à l’excellent mensuel que vous tenez dans les mains !

Grégoire Mariman (commission campagne)

 
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