syndicalisme

En direct du congrès CGT : Contre la répression, mais sans les Goodyear (jour 4)

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Quatrième journée du congrès CGT. La CES dans le viseur des délégués, mais la FSM ne fait pas recette. La concurrence interne, plaie du fédéralisme. Une séquence « libertés syndicales » un peu ovni. Un rendu sur le vif, au jour le jour, par le blog Communisteslibertairescgt.org.

La séance matinale de cette 4e journée du congrès confédéral s’ouvre sur le thème n°4 : le syndicalisme international. Des délégués expliquent leur travail dans des multinationales, leurs contacts avec les syndicats de différents pays. Une camarade sénégalaise est invitée à s’exprimer. Des camarades proposent l’organisation de grèves européennes contre l’austérité ou par branche, comme dans les fonctions publiques.

La dénonciation de l’inauguration du congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) cet hiver à Paris par Hollande et Jean-Claude Juncker est applaudie.

Les différentes interventions proposant le retour à la Fédération syndicale mondiale (FSM) sont également applaudies. Sans plus. Et il est difficile de mesurer s’il s’agit d’un soutien à cette demande ou d’un soutien à la tonalité générale pour une CGT lutte de classe.

La réponse du rapporteur, c’est que la CGT milite internationalement dans et hors la CES/CSI en fonction des nécessités.

Le vote donne 9% d’abstention et 24% de contre.



Qui doit syndiquer qui, non de non ?

Le thème n°5, c’est la démocratie dans la CGT. Il donne lieu à un débat confus montrant la difficultés à résoudre le problème de la délimitation des champs de syndicalisation et de restructuration des fédérations. En clair : que fait-on quand deux syndicats CGT se tirent la bourre pour syndiquer les mêmes personnels dans une même branche professionnelle ? Le risque est que ces dysfonctionnements bien réels, qui entraînent régulièrement un syndicat contre un autre devant les tribunaux, ne se règlent un jour au prix d’une caporalisation encore plus forte de la CGT, finissant d’abattre ce qui subsiste de fédéralisme.

Résultat du vote : Abstention : 12% ; Contre 24%.

Le vote global sur le document d’orientation donne 11% d’abstention et 30% contre ! La direction confédérale reste sous la pression des syndicats de base qui manifestement souhaitent une orientation plus combative.

Le nouveau protocole d’accord avec les CGT des départements d’outre-mer, qui permet de collectiviser et partager les représentativités tout en respectant l’indépendance des organisations est adopté à 94%. Le statut des retraités est adopté à 90% sur le principe 1 syndiqué = 1 voix, mais la cotisation passe à 1% comme pour les actifs. La commission exécutive confédérale (CEC) est élue sans aucune modification.

Manifestation du 31 mars 2016 contre le projet El Khomri.
cc Daniel Maunoury

Les Goodyear ont refusé de venir

La soirée s’achève avec la séquence libertés syndicales, animée par un « duo d’humoristes » et une séquence « Youtube »... A se demander si les Goodyear n’ont pas eu raison de refuser de venir, ce que la direction confédérale regrettera en annonçant que cela n’empêchera la CGT d’être solidaire pour leur procès en octobre.

Alors que les camarades de Lille sont ovationnés un peu avant en regrettant que le document d’orientation soit si faible sur ce sujet, nous pouvons regretter que ne soient évoqués plusieurs cas de forte actualité, comme les Ford de Blanquefort ou les Hospitaliers de Lille. Un petit mot sur le saccage par la police du local de la CNT à Lille ce jour même aurait été lui aussi bienvenu !

 
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