Table ronde syndicaliste 3/5 : Qu’est-ce que le syndicalisme interprofessionnel aujourd’hui ?

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Pendant cinq mois, Alternative libertaire a mis autour d’une table plusieurs syndicalistes de générations et de secteurs différents. Pas forcément communistes libertaires, mais se reconnaissant dans le projet d’un « syndicalisme de lutte ». Un cycle de tables rondes pour faire le point sur ses réussites et ses échecs... et pour donner envie de se colleter à la réalité vivante de l’organisation des travailleuses et des travailleurs !

Qu’est-ce qu’être syndicaliste de lutte aujourd’hui ? avec Jean-Luc Dupriez (CGT-Métallurgie), Pierre Seysol (SUD-TMT), Gérard Coste (SUD-PTT), Sébastien Baroux (SUD-PTT), Emmanuelle Bigot (SUD-Rail)

Qu’est-ce que c’est l’auto-organisation des luttes aujourd’hui ? avec Jean-Michel Dauvel (SUD-Rail), Clotilde Maillard (SUD-Educ), Etienne Roch-Meyrand (SUD-Educ), Sébastien Châtillon (SUD-Rail)

Qu’est-ce que ça veut dire l’interpro aujourd’hui ? Et la lutte contre la précarité ? avec Hichem Aktouche (CGT-Pizza Hut), Olivier S. (CGT-BNP), Jean-Michel Bénichou (SUD-PTT), Boris T. Mellow (CNT-BNF)

Où en est l’intégration par le syndicalisme de la question féministe et des travailleurs immigrés ? avec Corinne Melis (SUD-Santé), Noël Morel (UL-CGT Paris 20e), Ali Tolu (CGT-Vinci), Gaëlle Differ (SUD-PTT)

Quel est, ou quel devrait être, aujourd’hui, le rôle politique du syndicalisme ? avec Thierry Renard (SUD-PTT), Régis Blanchot (SUD-PTT), Christian Mahieux (SUD-Rail), Pascal Busquets (CGT-Ville de Paris)


Hichem Aktouche est salarié chez Pizza Hut depuis trois ans. Depuis deux ans il est délégué syndical CGT. Egalement étudiant en anglais, il est syndiqué à l’Association générale des étudiants de Paris-Sorbonne (AGEPS), qui a rompu avec l’Unef il y a un an.

Olivier S. travaille à la BNP depuis 1972 où il a milité pendant six ans dans son syndicat CFDT, dissout en 1978 à l’époque du « recentrage ». Après avoir rejoint la CGT, il y a été délégué du personnel, élu au comité d’entreprise. Responsable de l’union locale du VIIIe arrondissement de Paris depuis 1989, il est membre de la commission exécutive de l’UD Paris depuis 1997.

Boris T. Mellow milite à la CNT depuis douze ans. Depuis 2001, il travaille à la Bibliothèque nationale de France d’abord sous un statut précaire, puis comme fonctionnaire depuis quelques mois. Il est délégué syndical et depuis 2003 s’implique dans l’union locale CNT de Paris 5e-13e.

Jean-Michel Benichou travaille à Paris à la Sofrecom, une filiale de France Telecom. Il a renoué avec le syndicalisme après Décembre 95, et a rejoint Sud-PTT et Solidaires. Permanent fédéral depuis un an, il anime des formations syndicales à Solidaires Paris depuis huit ans.


Alternative libertaire : Ces dernières années, le mot « interprofessionnel » a été très à la mode dans les mouvements sociaux. Malheureusement, il a souvent servi à masquer un déficit de mobilisation réelle. L’interprofessionnel est-il réservé aux périodes exceptionnelles (Décembre 95, Mai-Juin 2003) ?

Jean-Michel : Non, l’interprofessionnel, ce n’est sûrement pas réservé aux grands mouvements. Il y a un besoin d’interprofessionnel au quotidien, encore plus aujourd’hui avec le vent des réformes libérales parce que ce sont des réformes qui paraissent attaquer une catégorie mais qui en fait sont transversales : sur les régimes spéciaux mais également contre les attaques sur les statuts des travailleuses et des travailleurs fonctionnaires et en CDI ; sur le développement de la sous-traitance et de la précarité ; sur les travailleurs sans papiers.

Boris : Notre expérience concrète sur Paris 13e, c’est qu’il y a trois niveaux dans l’interpro :
- au niveau de l’entreprise, en faisant le lien entre les personnels sous statuts différents ;
- au niveau de l’arrondissement, entre les sections CNT de différentes entreprises ;
- au niveau de l’arrondissement, entre diverses sections syndicales de différentes entreprises.

Premier niveau : à la Bibliothèque nationale de France (BNF), tu as une multiplicité de types de contrats, de statuts. Il faut déjà faire un vrai travail pour convaincre les collègues de se battre pour les plus faibles, alors que ceux-ci ne restent pas forcément très longtemps, travaillent en horaires décalés ou pour des sous-traitants. À la CNT, il y a une unique section par site, quelle que soit l’entreprise sous-traitante à laquelle appartient le salarié.

Deuxième niveau : l’UL-CNT de Paris 13e. Ça crée des liens. Quand la Cinémathèque a été en lutte en 2006, les camarades de la BNF se sont bougés pour les soutenir. On peut également organiser du soutien sur des boîtes où nous ne sommes pas implantés… avec un peu de chance les salarié-e-s se souviendront que nous sommes passés les voir.

Troisième niveau : l’Interpro du 5e-13e, avec des salarié-e-s et des syndicalistes de tous les secteurs possible. Cette Interpro est née en 2003, et a resservi en 2005-2006, lors du CPE. On a alors aidé à ce que des étudiantes et des étudiants puissent aller interpeller des salarié-e-s de la gare d’Austerlitz. Sur le long terme, ces contacts peuvent s’avérer très utiles. En période de mouvement, ils sont un accélérateur dans la construction de la lutte.

Jean-Michel : La difficulté, c’est que tous les salarié-e-s ne subissent pas les problèmes de la même façon, et ils n’ont pas les mêmes priorités. Donc il faut au moins créer les conditions pour qu’ils et elles se rencontrent. Dans l’imaginaire politique et syndical, c’est exclusivement dans les luttes que les gens échangent et apprennent. Le hic c’est que, même si c’est la meilleure école de formation, on n’est pas toujours en grève ! Je pense que la formation syndicale est un outil pour remédier, à cet isolement sans être le seul. Outre que c’est un outil de démocratie permettant aux adhérentes et aux adhérents de maîtriser leur action, c’est un lieu rare d’approches et de débats sur les pratiques et les revendications unifiantes.

Olivier : Aider les adhérents à définir des revendications unifiantes, c’est la clef du boulot de l’interpro. Sujet brûlant dans le commerce, par exemple : les dérogations pour le travail du dimanche. Sur les zones touristiques comme les Champs-Élysées, il y en a déjà de beaucoup. Et ce n’est pas facile de se battre contre ça. L’UL-CGT du 8e réunit régulièrement les adhérentes et adhérents, diffuse des tracts sur les boîtes où il n’y a pas de section, met la pression sur la mairie pour qu’elle interdise ces pratiques. Mais on se coltine un secteur très dur. Le commerce c’est souvent des petites boîtes sans syndicat, avec un management très présent sur le dos des salariés. Quant à l’interdiction du travail du dimanche, on se heurte au patronat – ça c’est normal –, mais aussi à la clientèle. Quant aux salariés, il y a des appréciations… diverses. Certains peuvent se montrer intéressés, sans comprendre que ça va nuire à des dizaines de milliers d’autres salarié-e-s.

Et au sein même de l’UL ?

Olivier : Au sein même de l’UL, nous avons des adhérentes et des adhérents qui ne sont pas hostiles au travail du dimanche. De tout cela, on parle ensemble. J’insiste, mais ce qui est déterminant, c’est comment on résout les contradictions revendicatives. Dans les années 1970, il y a eu un hiatus analogue au sujet de l’intérim. Certains militaient pour l’embauche des intérimaires et l’abolition de l’intérim. Mais cette revendication coexistait avec le souhait d’autres camarades d’obtenir un cadre juridique de l’intérim et une convention collective en propre. Le fait est qu’une revendication n’existe que lorsque les gens la font vivre. En l’occurrence, ce sont ceux et celles qui souhaitaient un cadre juridique fort de l’intérim qui, à l’époque, l’ont emporté.

Hichem : Dans mon secteur nous relevons de la convention collective de la restauration rapide, qui a été créée quand McDo s’est implanté en France, et qui est encore plus dure que celle de l’hôtellerie-restauration : pas de majoration des heures supplémentaires, plus flexible sur le travail de nuit, pas de majoration pour le travail le dimanche. C’est dire si les conditions de travail méritent qu’on se batte ! Et pourtant il n’y a quasiment pas de syndicat. À cause du turn-over. À cause de la jeunesse des salariés aussi, ou de leur statut étudiant. Dans les magasins, ce sont des cadres de 40 ans qui encadrent des jeunes de 18 ans, avec souvent du harcèlement moral. Et face à cela, sur la région parisienne, nous n’avons qu’une poignée de syndiqués et 5 ou 6 délégués actifs, pour des dizaines de magasins. Il faut ramer pour aller y rencontrer les salarié-e-s. On arrive à visiter chaque magasin une fois par an en moyenne.

Jean-Michel : Comment lutter contre le désert syndical dans les petites boîtes ? Permettre l’adhésion directe et individuelle à l’union locale, donc sans passer par un syndicat d’entreprise, pourrait être une réponse au turn-over, aux salariés qui changent souvent de boîtes, voire de secteur d’activité, ou sont confrontés régulièrement à des périodes de chômage. La question qui se pose après, c’est comment faire vivre cette adhésion ? Comment faire qu’il y ait du militantisme à la clef ?

Olivier : Pour le coup, la CGT autorise cette adhésion individuelle directe à l’UL, qui joue alors le rôle d’un syndicat. Par ailleurs, chaque syndicat est statutairement adhérent d’une UL. Financièrement, une part de la cotisation syndicale est destinée à l’interprofessionnel, mais bien sûr ça ne peut pas fonctionner sans la solidarité des syndicats les plus importants. Dans le 8e, c’est 95 % de salariés relevant du privé, quasiment sans droits syndicaux. L’UL ne peut donc marcher sans la contribution active des PTT, de EDF, et d’autres encore. Humainement, c’est une équipe d’une quinzaine de militantes et de militants, dont peu travaillent dans le public. Moi-même j’y milite beaucoup sur mes heures de délégation, avec l’accord de mon syndicat BNP.

Jean-Michel : Ça c’est bien. Comme quoi la culture interpro dans les syndicats ça joue beaucoup. Parce que trop souvent dans les grosses sections, l’interpro c’est un peu vu comme le truc contraignant, qui te pique tes sous et tes militants alors que déjà tu as du mal à agir dans ta propre boîte…

Boris : À la CNT nous avons fait le choix de syndiquer les étudiantes et les étudiants, qui forment une grosse partie des travailleurs précaires. On peut multiplier les espaces d’action. Des chômeuses et des chômeurs peuvent également adhérer à la CNT, sans qu’il soit question de créer des syndicats de chômeurs. La personne est adhérente au syndicat de sa profession, même si elle est privée d’emploi, mais elle peut agir au sein d’un comité de chômeurs. Après, il faut avoir conscience que le syndicalisme interpro, « hors de l’entreprise », ce n’est pas aisé, ne serait-ce que pour des raisons matérielles. Pas de locaux par exemple. Dans les zones industrielles, il n’y a pas de locaux syndicaux hors des entreprises, et ça n’aide pas.

Jean-Michel : Ce serait le rôle des bourses du travail, mais leur implantation ne correspond plus forcément avec la localisation des industries d’aujourd’hui. Le syndicalisme interprofessionnel a besoin de lieux et aussi de culture d’échange. Avec ses nouveaux locaux Solidaires-Paris avait monté une bibliothèque syndicale avec films, rencontres et discussions de soirée, mais on a du mal à la faire vraiment vivre.

Hichem : En même temps il suffit de pas grand-chose… Un simple bureau, une machine à café, et voilà, c’est vivant. À Pizza Hut, nous avons un bureau dans les locaux du comité d’entreprise, à Paris 20e. Le problème évidemment c’est qu’on ne peut pas faire vivre ces locaux comme on le voudrait, parce qu’on n’est qu’une poignée, et qu’on fait ça bénévolement. Les heures de délégation ne correspondent pas forcément aux horaires de travail des salariés. S’il le faut, on doit prendre rendez-vous.

Jean-Michel : L’interpro est par excellence le lieu où on prend en charge des aspects juridiques, qui requièrent une technicité certaine. La demande de soutien juridique de gens isolés est conséquente. On a du mal à répondre à la demande. Pour lutter contre la précarité, il existe ne serait-ce que des outils juridiques, mais ils sont trop peu utilisés.

Olivier : S’ils ne sont pas utilisés, c’est parce que nous ne trouvons pas toujours les cas où les employer, comme cela a pu être fait sur l’affaire de la Samaritaine en matière de plan social, ou sur des cas de requalification collective de CDD en CDI dans la métallurgie, notamment. Le juridique c’est 70 % du temps d’une UL. C’est la conséquence d’un choix : celui de vouloir se développer sur les boîtes du privé et notamment les plus petites. Mais les procès prud’homaux, individuels, ne mènent pas toujours à l’action collective. Donc il faut faire attention. Si nous ne voulons pas que l’organisation syndicale devienne une sorte de cabinet d’avocats bis, l’action juridique doit toujours être envisagée comme un premier pas vers le syndicalisme.

Hichem : Comme ailleurs, les gens se syndiquent souvent pour « remercier » le syndicat de les avoir aidés pour un problème individuel. Mais fondamentalement, on n’arrive guère à syndiquer que des gens qui prennent un mandat qui te donne un statut de salarié protégé. Sinon, simple syndiqué tu deviens vite une victime du harcèlement des managers.

L’essentiel du militantisme quotidien c’est donc d’aider les gens individuellement. Mais cette relation que l’on instaure fait que, s’il y a un mouvement, ces personnes seront là. On va vers l’UL pour les luttes un peu importantes, où on a besoin d’un soutien matériel et humain extérieur. Par exemple lors d’une mise en franchise d’un magasin. Pizza Hut pratique beaucoup cette politique qui consiste à céder un magasin à un petit patron, et à lui louer le droit d’utiliser la marque. La mise en franchise d’un magasin entraîne la perte des droits collectifs au bout de quinze mois. L’enjeu est de les garder.

L’an passé, lors de la mise en franchise du magasin de Paris-Jaurès, une grève a démarré et on a essayé d’avoir le soutien d’autres magasins. Obtenir quelque chose sur un magasin, c’est un appui pour ensuite l’étendre aux autres. Finalement à Jaurès on n’a pas gagné. Mais on est sortis du conflit avec le paiement de la moitié des jours de grève et une victoire morale immense.

Boris : À la BNF, nous avons mené plusieurs luttes pour la titularisation des précaires. Une revendication difficile à faire passer auprès des titulaires – « passez le concours d’abord », c’est l’argument massue ! La grève n’a donc touché qu’une minorité de titulaires. Les précaires, relativement isolés, ont fait grève pendant cinq semaines fin 2004-début 2005, chaque samedi, jour où ils et elles sont les plus nombreux – sans succès. L’intersyndicale elle-même s’est limitée à la FSU, à SUD et à la CNT, entre autres parce que ce sont SUD et la CNT qui syndiquent le plus de précaires, et qui ont toujours dit qu’il fallait défendre les plus fragiles en premier.

Jean-Michel : Dans les télécoms, la précarité se rencontre surtout sous la forme de la mise en sous-traitance, qui est parfois même délocalisée, plutôt que par le biais des CDD ou de l’intérim. Si certains syndicats veulent sincèrement défendre les précaires, d’autres préfèrent croire qu’il y a trop de divergences d’intérêts. Pourtant on peut agir avec les sous-traitants. On peut utiliser syndicalement le CE et le CHSCT pour récolter des informations, mobiliser l’ensemble des salarié-es et tenter d’arracher la réintégration des « sous-traités » dans l’entreprise. C’est indispensable pour implanter des syndicats dans les centres d’appel par exemple.

Olivier : Dans quelques banques nous avons gagné là-dessus : que les centres d’appel sous-traités soient intégrés, avec l’argument que les personnels de ces centres recevaient une formation spécifique qui était la même que dans les agences bancaires. Le problème est que de nombreux salariés acceptent de plus en plus l’idée que la précarité, il faut en passer par là.

Hichem : Il y a une différence d’investissement selon le type d’emploi que l’on a. Si tu es précaire dans une grande boîte, tu peux avoir envie de te bagarrer pour rester. Dans d’autres cas, si tu bosses dans une petite boîte merdique, tu auras peut-être envie de te bagarrer, mais sur autre chose. Le logement par exemple. Et là c’est d’autres structures qui sont plus pertinentes, comme Droit au logement (DAL) entre autres.

Quels sont les termes du débat à la CGT sur l’avenir des unions locales ?

Olivier : Il y a une forte montée du poids des UD et des Régions. Depuis de nombreuses années, les équipes des UL se sentent un peu les laissées-pour-compte de la CGT. Il y a un malaise et, pour en débattre, la confédération a programmé – et repoussé – à plusieurs reprises une conférence nationale des UL. En fait, une partie des militants estiment que la territorialité des UL, calquée sur l’organisation administrative du pays, ne correspond plus à la réalité économique. D’autres encore voient d’un mauvais œil la persistance des UL comme outil de proximité avec les adhérents. Le débat est ouvert. La proposition est faite d’instituer en plusieurs endroits des « syndicats de site » ou des « syndicats de zone », qui regrouperaient les salarié-e-s de toutes les entreprises d’un site. L’idée n’est pas absurde, quand on voit que n’importe quelle gare d’une grande ville a tendance à devenir un vrai centre commercial. On peut multiplier les exemples : l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, la ZAC Paris-Rive-Gauche… On connaît le cas de la fameuse union syndicale multiprofessionnelle (USM-CGT) aux chantiers navals de Saint-Nazaire, un site qui compte des dizaines de boîtes différentes, en général sous-traitantes d’Alstom Marine, et où il serait impossible de créer une section syndicale par boîte… L’USM est une structure expérimentale, qui n’a aucune existence statutaire. La question de la représentation de ce genre de structure est donc en suspens. Autre difficulté « administrative » mais ô combien politique : à qui verser les cotisations. Depuis plus d’un siècle la CGT a une double structure horizontale (les unions locales et départementales) et une structure verticale (les fédérations professionnelles). C’est une organisation qui fait sens. Chaque syndicat verse une part des cotisations à sa fédération, et une autre part aux organisations de l’interpro. Imaginons un syndicat de site gare Saint-Lazare, si la part « interpro » est claire, à qui verserait-il la part professionnelle ? À la fédération des Cheminots ? aux Ports et Docks (où sont affiliés les syndicats du nettoyage) ? au Commerce ? Le débat est en cours depuis plusieurs années.

Propos recueillis le 4 novembre 2007 par Victoria Frot (AL Paris-Nord) et Guillaume Davranche (AL Paris-Sud)

 
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