Edito : Hérésie

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Après une longue série de « négociations de la dernière chance » avec la sainte troïka (Commission européenne, BCE, FMI), le feuilleton grec continue. Une dizaine de plans d’austérité, des diminutions des salaires et des retraites, des hausses de taxes et d’impôts ne pouvaient amener qu’une récession pérenne, donc une augmentation de la dette ! Tout bon capitaliste le sait.

Alors pourquoi un tel acharnement ? L’exaspération du peuple grec a atteint un tel degré que la gauche réformiste a eu sa chance. Comme tout parti réformiste, Syriza a cru pouvoir améliorer la situation réelle des exploités tout en conservant le cadre capitaliste, où il faut bien sûr continuer à rembourser la dette, rester dans la zone euro et accepter ses contraintes. Syriza a simplement penser faire cela en faisant payer aussi un peu les plus riches.

Mais quelle hérésie ! Les foudres divines vont s’abattre sur la Grèce. Et le procès en sorcellerie médiatique se déchaîne déjà contre ce peuple, accusé de tous les vices, et ses ministres, devenus de dangereux apôtres de la subversion. Ne pouvant pas rentrer dans le rang aussi facilement, le gouvernement de Tsipras a choisit le référendum.

Baroud d’honneur ou réelle volonté de choisir l’affrontement ? Ce qui est certain, c’est que les exploités en Grèce doivent choisir la voie de l’affrontement et qu’il est de notre responsabilité de les soutenir en poursuivant la lutte contre le dogme capitaliste et ses grands prêtres.

Alternative Libertaire, le 4 juillet 2015

 
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