Tract AL

Tous micro-patrons ?




L’offensive menée par Macron au profit de la bourgeoisie est globale. Notre riposte doit l’être aussi. Macron veut abolir le salariat au profit de la bourgeoisie. Nous voulons l’abolir aussi mais au profit des travailleurs et des travailleuses ! La lutte des classes à l’état pur.

Une offensive cohérente

Les ordonnances Macron portent une attaque sans précédent contre les acquis sociaux et les droits syndicaux. Elles méritent à elles seules une grève prolongée ! Pourtant ces ordonnances ne sont qu’un aspect d’une offensive globale visant à détruire non seulement les acquis des rapports de forces anciens mais l’idée même de tout compromis entre capital et travail... puisque nous serions bientôt tous des micro-entrepreneurs. De la casse des derniers acquis sur les régimes de retraite à la fermeture du RSI, de l’augmentation de la CSG à la baisse de l’ISF, des licenciements massifs des emplois aidés à la suppression de 120 000 fonctionnaires, de la casse de l’école publique à la mise en place de la sélection en fac, le programme de Macron a le mérite d’une cohérence idéologique forte en faveur des riches.

Tous patrons ?

Prenons l’exemple d’un fonctionnaire de la territoriale qui travaille aux Parcs et jardins. Ringard la privatisation de son service et la valse des patrons au gré des appels d’offres : auto-entrepreneur, il deviendra, taillant ici les arbres d’un parc municipal et là tondant la pelouse d’une grandmère ! Prenons l’exemple d’un ouvrier de maintenance. Ringard la sous-traitance et la mise en concurrence d’entreprises spé- cialisées : auto-entrepreneur, il deviendra en concurrence féroce avec ses pairs pour gagner le contrat.

Dans tous les cas, c’est la fin du contrat de travail et vive le contrat commercial ! Plus de collectif de travail, plus de syndicat, plus de salaire socialisé (les charges...). Toutes et tous bourgeois donc mais il y aura des bourgeois riches et des bourgeois Uberisés... L’arnaque est pourtant évidente : au moment même où le gouvernement prend des mesures pour développer la micro-entreprise, il est obligé de fermer leur sécurité sociale (RSI en faillite) pour adosser les « travailleurs-ses indépendant-es » au régime général conquis et financé de longue date par les luttes des salarié-es !


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Grèves et blocages !

Des défaites passées de 2010 et 2016, du poids du chômage et de la précarité qui freinent l’extension des grèves nous devons tirer des leçons. D’abord reconnaitre que les grosses manifs et les journées de grèves à répétition ne suf- fisent plus pour gagner. La prochaine date de mobilisation, autour du 20 septembre, doit donc être le point de départ d’une grève reconductible dans un maximum de secteurs, partout où le rapport de forces le permet. L’unité syndicale sera notre soucis constant pour y parvenir. Mais pour un mouvement incluant l’ensemble des jeunes, des précaires, des retraité- es... il faut que partout se montent des Assemblées Générales par localité, capables d’impulser toutes actions qui puissent ralentir, bloquer ou saboter la production et la circulation des marchandises.

L’abolition du salariat se gagnera par l’expropriation des bourgeois et l’autogestion de la production par les travailleurs et les travailleuses eux-mêmes. Commençons donc par autogérer l’arrêt de la production !

 
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