Presse : Pour que vive le progrès social !

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Un nouveau quotidien national, ancré dans les luttes, est né en mars : Le Progrès social. Une initiative à soutenir en s’abonnant !

Un nouveau journal quotidien ! Un journal papier, sorti chaque jour de l’imprimerie, avec la « Marque syndicale Fédération du livre ». Un journal réalisé par des militants et des militantes d’organisations syndicales, associatives et politiques… Ca faisait bien longtemps que ce n’était pas arrivé ; de quoi s’étonner que cet évènement n’ait guère été traité comme tel par … la presse. Sans doute que pour les grands médias, ces 4 pages, pour l’instant diffusées seulement par abonnement, ne font pas partie de la famille ! Plus surprenante peut paraître la discrétion de la majeure partie de la presse militante ; la crainte d’un attrait vers une presse moins dogmatique que celle de l’organisation ? Un sentiment de concurrence ? Tout cela est bien dommage, mais n’empêche pas Le Progrès social d’exister depuis le 9 mars. Quelques extraits de l’éditorial du numéro 0 permettent de situer le projet.

Engagé mais sans dogmatisme

« Lancer un nouveau quotidien national en format papier, c’est un pari un peu fou. Ça l’est encore plus quand il s’agit d’une initiative d’actrices et d’acteurs du progrès social : militants associatifs, syndicaux, de l’éducation populaire, d’organisations politiques, humanistes, citoyennes, etc. Un quotidien d’information et d’opinion entièrement financé par les abonnements et sans aucune publicité, telle est notre conception d’un journal indépendant et engagé, mais sans dogmatisme. Qu’il s’agisse du fonctionnement – prises de décisions collectives, égalité salariale - ou de la ligne éditoriale – (re)donner la parole à celles et ceux qui s’impliquent dans la vie citoyenne -, ce journal se voit comme un outil pour participer à la construction du progrès social et dépasser les clivages […] Fernand Pelloutier, premier secrétaire de la Fédération des Bourses du travail en 1892, considérait sa fameuse expression « instruire pour se révolter » comme « l’art de se cultiver et de cultiver suffisamment les autres pour que les hommes puissent se gouverner et jouir eux-mêmes » : c’est là tout le sens de bâtir un projet d’émancipation individuelle, collective et laïque en refusant le fatalisme ambiant. (...)

Pour que vive Le Progrès Social, il faudra à la fois des abonnements en nombre mais aussi qu’il devienne un véritable outil de réflexion et d’action. Très attachés à la liberté et au pluralisme de la presse, nous sommes convaincus que dans une société où elle appartient majoritairement à de grands groupes financiers, il y a un espace à reconquérir. Plus que jamais, nous avons besoin de médias alternatifs et de contre-pouvoir. Être édité sur le support traditionnel du papier est selon nous primordial. D’abord pour des raisons tactiles (la sensation que procure le papier), ensuite parce que toutes les études prouvent que la lecture sur papier induit une meilleure attention. »

Des numéros parus depuis le 9 mars, on peut mettre en exergue des points qui méritent critique ; c’est indiscutable et inhérent à une parution aussi soutenue. Mais l’essentiel est que chacune des livraisons a confirmé l’utilité de ce nouvel outil pour l’ensemble des mouvements sociaux et son ouverture vers tous ceux et toutes celles qui le font vivre. Alors, on s’abonne ?

Christian (AL banlieue sud-est)

Pour plus d’infos et abonnements :www.leprogressocial.fr

 
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